Couleurs CMJN, hexadécimale, RGB, Pantone : comment choisir ?

Faire le bon choix de couleurs pour votre site internet, l’impression de vos flyers, vos cartes ou vos emballages commerciaux est essentiel. En effet, tous doivent avoirs les mêmes valeurs afin d’assurer une image de marque cohérente et rassurante, de votre logo et votre charte graphique sur tous vos supports marketing et publicitaires.

Mais voilà, comment entamer son projet de design si les mots CMJN, hexadécimale, RGB et Pantone vous sont inconnus ? Pas d’inquiétude, notre article est là pour vous aider à les différencier.

CMJN ou RGB : quelles différences ?

L’impression quadrichromie avec des valeurs en CMJN

En quoi consiste ce type d’impression ?

Il s’agit du standard colorimétrique utilisé pour imprimer sur papier en impression numérique (pas en impression offset). Sa fonction est de traduire les teintes utilisées dans votre logiciel de création graphique pour les reproduire sur papier. CMJN est en fait l’abréviation des trois couleurs primaires (Cyan, Magenta, Jaune) auxquelles on a ajouté le noir :

  • C : cyan
  • M : magenta
  • J : jaune
  • N : noir

L’impression des autres couleurs est donc en réalité le résultat de la superposition de ces 4 couleurs. En effet, l’imprimante ne les mélange pas. De petits points unicolores sont juxtaposés grâce à des modèles nommés trames d’impression.

Également appelée impression en quadrichromie, cette technique est celle qui est la plus utilisée dans le monde. Elle permet de reproduire la majorité des couleurs perçues par l’être humain. Largement utilisée dans le monde de l’imprimerie professionnelle, c’est également la technologie utilisée pour la plupart des imprimantes couleurs pour particulier.

Les nuances CMJN vont s’exprimer en pourcentage, par exemple pour le bleu Azur : C 100%, M 50%, J 0%, N 0%. C’est à dire qu’il faut mélanger le Cyan, et le Magenta pour obtenir cette teinte bleu ciel.

Pour quelles utilisations est-elle à privilégier ?

Etant le principal mode utilisé en imprimerie, il est bien sûr à privilégier. Qu’il s’agisse de vos PLV (publicité sur le lieu de vente), affiches, supports divers, cette technique est moins onéreuse que les autres modes d’impression nettement moins courants. Elle est toutefois à bannir si votre fichier se destine uniquement au web.

Le mode colorimétrique RGB / RVB

Quelles sont les caractéristiques du RGB / RVB ?

RGB signifie en fait RED – GREEN – BLUE en anglais. L’équivalent français est le RVB pour ROUGE – VERT – BLEU. Il s’agit du mode colorimétrique de référence pour le web. En effet, nos écrans ne réfléchissant pas la lumière de la même manière que le papier, la vision des couleurs diffère pour l’œil humain.

Ce procédé utilise la variation des points lumineux pour changer de coloris.
À chaque pixel de votre écran d’ordinateur correspond donc 3 points lumineux : rouge, vert et bleu. C’est l’intensité de la luminosité qui permet d’obtenir la teinte souhaitée.

Pour quelles utilisations doit-on privilégier ce type de fichier ?

Ce type de colorimétrie est prévu pour être utilisé sur écran. Assurez-vous donc dès sa création que votre projet n’a pas vocation à être imprimé. Si vous l’utilisez pour vos documents, vous risquez d’être déçus. En effet, les teintes et nuances sont nettement moins nombreuses que celles du mode CMJN. Vous risquez donc d’obtenir un résultat très différent de celui visualisé sur votre écran.

Peut-on facilement faire des correspondances entre ces deux procédés ?

Pour obtenir le bon coloris, il convient de bien le calibrer dès le départ lors de la création de vos travaux. Pour Photoshop et Illustrator, sachez que les modes colorimétriques sont paramétrés par défaut en RVB. N’oubliez pas de configurer correctement votre projet dès sa création. Au cas où son avancement serait déjà bien entamé, vous pouvez toujours effectuer une bascule en cours de route. Cela fonctionne bien, mais vous pouvez toutefois perdre quelques nuances si l’impression était à l’origine paramétrée en RVB et que vous passez en CMJN.

Le système hexadécimal

Quelles sont les caractéristiques du système hexadécimal ?

En réalité, il s’agit d’une autre manière d’évoquer le RGB. Le code HEX représente la combinaison du signe # (dièse ou hashtag) auquel on ajoute des paires de chiffres et des lettres symbolisant le rouge, le vert et le bleu. À chaque paire correspond un niveau de couleur bien précis. Les indications de valeurs vont de 0 à 9 puis de A à F, 0 étant le plus faible, F le plus fort.


Exemple 1 : un code hexadécimal RVB #FF0000 correspond à un rouge intense et pur :

  • R = FF (Rouge maximum)
  • V = 00 (pas de Vert)
  • B = 00 (pas de Bleu)

Exemple 2 : avec un code hexadécimal RVB de #999999 , les 3 valeurs sont identiques, à mi chemin entre le 0 et le F. Le résultat sera un gris moyen, intermédiaire entre le noir et le blanc.

  • R = 99
  • V = 99
  • B = 99

Pour quelles utilisations est-elle à privilégier ?

Ce code à 6 chiffres est un langage essentiellement utilisé en design et en développement web. C’est ce mode que comprennent vos écrans de smartphones, tablettes et ordinateurs. Il est bien entendu déconseillé de choisir ce mode colorimétrique si vos travaux ont pour vocation d’être imprimés sur un support physique, PLV, marketing etc.

Qu’est-ce que l’impression Pantone ou PMS (Pantone Matching System) ?

Quelles sont les caractéristiques de cette impression ?

Le principe de ce mode de colorimétrie repose sur le fait que les couleurs sont mélangées avant l’impression. Chaque teinte est préparée par l’imprimeur (ou le fournisseur) avant de réaliser l’impression. Ces mélanges sont réalisés à partir d’un nuancier précis, édité par la société Pantone, à l’origine de ce système.


A partir de 18 couleurs de base, le système Pantone permet d’obtenir plus de 1000 nuances qui sont réactualisées tous les ans. Les teintes sont normées et identifiables grâce à un système de numérotation.

Par exemple, couleur de l’année 2022, le jaune PANTONE 13-0647 Illuminating. Les 2 premiers chiffres désignent la luminosité. Les 2 suivants la teinte. Les 2 derniers la luminosité.

Les coloris obtenus sont de qualité supérieure. En effet, ils ont la particularité d’être plus nets, plus vifs et plus précis. Pour que les propriétés d’absorption du papier ne nuisent pas à cette impression exceptionnelle, sachez qu’il existe 3 gammes de produits :

  • Le Pantone C qui est un papier couché.
  • Le Pantone U qui est un papier non couché.

Seule petite ombre au tableau, ce mode d’impression est le plus onéreux. Cette différence de prix s’explique par le fait que les teintes sont spécialement mélangées au préalable. L’entretien des machines exigeant un nettoyage rigoureux avant et après, leurs usages rentrent aussi en ligne de compte.

Pour quelles utilisations doit-on privilégier ce mode d’impression ?

Ce procédé n’est utilisable qu’en impression offset, c’est-à-dire une méthode basée sur l’usage de plaques métalliques transférées sur des rouleaux en caoutchouc, puis sur le support d’impression. A chaque ton direct correspond une plaque offset. En imprimerie, cet usage est souvent réservé à des gros tirages. Le numérique n’est donc pas compatible avec ce système.

En règle générale, on l’utilise pour les impressions suivantes :

  • Les cartes de visite
  • Les papiers à en-tête
  • La sérigraphie
  • Les emballages avec encres spéciales
  • Les conditionnements industriels

Comment faire pour obtenir une teinte particulière ?

Pour cela, vous pouvez utiliser par exemple le logiciel Adobe Indesign. En effet, ce dernier permet de déterminer précisément le coloris dont vous avez besoin. Sachez que vous pouvez vous-même convertir vos coloris en CMJN à l’aide pantoniers. Evidemment, vous risquez d’observer quelques différences de tons à l’impression.

Comment éviter les différences entre son visuel et le résultat final ?

Certains facteurs comme le type de papier ou le paramétrage de votre écran peuvent générer quelques différences. Si malgré tous vos efforts pour configurer votre visuel le résultat n’est pas au rendez-vous, suivez nos conseils pour vous aider à éviter ce type de déconvenue lors de vos projets Print.

  • Privilégiez le CMJN ou PMS (Pantone).
  • Conservez les codes de vos coloris d’un projet à un autre.
  • Si une teinte vous est chère, privilégiez le PMS.
  • Limitez le bleu et le violet dans votre visuel.

Vous savez désormais vers quel mode colorimétrique vous tourner en fonction de la nature de votre projet. Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à prendre contact avec un professionnel de l’impression, avant de débuter vos travaux. Pensez aussi à réaliser plusieurs devis d’imprimeurs, car les tarifs sont rarement les mêmes d’une imprimerie à l’autre. Vous pouvez solliciter votre équipe Veoprint, nous vous proposerons les meilleurs tarifs possibles 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.